Les Litanies à la Vierge Noire

Les Litanies à la Vierge Noire de Francis Poulenc occupent une place centrale dans l’ensemble des oeuvres religieuses de ce compositeur. Impressionné par la mort brutale d’un de ses amis musiciens et surtout par la visite du sanctuaire de Rocamadour, Poulenc écrit dans l’année 1935 une pièce sacrée tout en équilibre. Mariant la force et l’éclat à la douceur, l’humilité la plus réelle à une élévation naturelle ; limpide et mesurée, cette pièce refuse toute effusion. Intensément expressive, elle sait éviter la facilité.

Ce credo spirituel et artistique est également la marque des autres pièces de ce programme : “ Tout est silencieux. Je dois chercher pour trouver l’endroit où est cachée ma musique. Rarement elle émerge : elle monte alors, très pure, comme une fumée transparente […] ” Lettre de Jehan Alain du 25 janvier 1933. La messe modale en septuor de Jehan Alain, pour deux voix de femmes, flûte et orgue, représente une des oeuvres les plus achevées et les plus émouvantes de ce compositeur.

L’Ave Maria de Jean-Louis Gand , compositeur français et ancien directeur du conservatoire de Dijon, marie également le raffinement harmonique et la subtilité de l’écriture pour le choeur.

Ce contexte a été proposé au jeune compositeur Léo Collin, élève de la classe de Michael Jarell de la Haute École de Musique de Genève, afin de lui commander une nouvelle création, « Hallelujah » qui impressionne par sa dimension profondément humaine, sa richesse et sa complexité sonore.

Enfin, le programme intègre une des premières pièces de cette belle aventure artistique et spirituelle de la musique française des XXe et XXIe siècles : la Messe Basse de Gabriel Fauré dont les premières versions datent de 1881 et complétant ainsi cette pérégrination spirituelle.

Fiche technique : 

Ensemble vocal féminin Polhymnia
15 chanteuses

- Orgue
- Flûte

Franck Marcon, direction